Les banques centrales mondiales s'apprêtent à jouer les pompiers de service !... Selon des sources au sein du G20 relayées depuis hier soir par la presse anglo-saxonne, les principales banques centrales ont ainsi prévu d'agir pour stabiliser le système financier si les élections grecques de dimanche débouchent sur une tempête financière... Ces rumeurs ont rassuré Wall Street hier soir, où l'indice Dow Jones (DJI: ^DJI - actualité) a fini en hausse de 1,2% et le Nasdaq (Nasdaq: ^NDX - actualité) a gagné 0,6%. Ce matin en Asie, les marchés évoluent cependant en ordre dispersé, Tokyo évoluant proche de l'équilibre, Hong Kong gagnant 1,3% et Séoul reculant de 0,6%...
Dans le sillage des élections prévues en Grèce, mais aussi en France et en Egypte ce week-end, les principales banques centrales (Fed, BCE, BoJ, Banque d'Angleterre...) se préparent à une action coordonnée pour apporter, si nécessaire, des liquidités au marché, ont ainsi indiqué plusieurs responsables du G20 à l'agence 'Reuters'.
Le scrutin grec sera particulièrement surveillé, car un vote en faveur des partis hostiles au plan d'austérité imposé par l'Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) pourrait entraîner la sortie de la Grèce de la zone Euro, un scénario qui comporte des risques difficiles à mesurer pour l'ensemble de la zone Euro.
La situation de l'Espagne, notamment, apparaît aussi de plus en plus périlleuse. Malgré l'annonce d'un plan d'aide européen à ses banques, pouvant atteindre 100 MdsE, le rendement des obligations d'Etat espagnoles ne cesse de grimper... Le taux à 10 ans a ainsi atteint hier la barre symbolique des 7%, au-delà de laquelle les plans d'aide à la Grèce, le Portugal et l'Irlande ont dû être mis en place... Or, l'Espagne est considérée comme trop grande pour être renflouée, et les investisseurs craignent que le plan en faveur des banques ne suffise pas à sortir le pays de la récession. Par ailleurs, les taux italiens se sont encore tendus hier à l'occasion d'une émission de dette publique par Rome.
Pendant ce temps, les négociations se poursuivent au plus haut niveau entre les dirigeants européens, avant le sommet du G20 prévu lundi et mardi au Mexique, puis le sommet européen des 28 et 29 juin prochains... François Hollande s'est rendu hier à Rome, où il a exprimé ses convergences de vues avec le Premier (BSE: PREMIER.BO - actualité) ministre italien Mario Monti sur la nécessité de renforcer les moyens de l'Union européenne face à la crise de la zone Euro. Les deux dirigeants ont mis l'accent sur la croissance, l'amélioration de la stabilité financière et le renforcement de l'Union économique et monétaire.
De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel, qui privilégie la discipline budgétaire à long terme sur la stimulation de la croissance à court terme, a maintenu ses positions. Dans un discours devant le Parlement allemand, elle a invité l'UE à s'attacher à la "tâche herculéenne" d'une intégration politique approfondie et a mis en garde contre les "solutions miracle" à court terme.
Mme Merkel a reconnu que "tous les yeux seront rivés sur l'Allemagne" lors des prochaines réunions internationales, mais elle a prévenu que les forces de son pays "ne sont pas illimitées (...) Tous les paquets d'aides résonneront dans le vide si on surestime les forces de l'Allemagne", a-t-elle prévenu.
La dirigeante allemande a toutefois fait une concession à la position française en se disant favorable à une supervision plus indépendante du secteur bancaire européen, ajoutant même qu'elle n'aurait "rien contre donner un rôle plus contraignant, plus fort à la BCE dans ce domaine"...
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