Wall Street terminait légèrement dans le rouge ce mardi avec les craintes persistantes relatives à la Grèce, après des statistiques globalement rassurantes concernant l'activité manufacturière, l'immobilier, les prix ou la consommation outre-Atlantique. Les opérateurs prenaient aussi connaissance des comptes de la firme Home Depot (NYSE: HD - actualité) et de ceux de Groupon, en attendant l'introduction en bourse de Facebook en fin de semaine sur le Nasdaq (Nasdaq: ^NDX - actualité) ... Le DJIA cédait finalement 0,50% à 12.632 pts, tandis que le Nasdaq perdait 0,30% à 2.894 pts.
L'indice des prix à la consommation aux États-Unis pour avril 2012 est resté stable par rapport à mars, en ligne avec le consensus, après +0,3% sur le mois antérieur. L'indice considéré hors alimentaire et énergie a grimpé de 0,2%, conformément aux prévisions des économistes, après +0,2% en mars.
L'indice "Empire State" d'activité manufacturière régionale de la Fed de New York (Francfort: A0DKRK - actualité) pour mai 2012 a rebondi à 17,1, contre 10 de consensus et 6,6 rapporté un mois avant. L'indicateur demeure positif et signale donc toujours une expansion de l'activité. Les indicateurs prévisionnels signalent néanmoins un moindre optimisme concernant les perspectives à six mois alors que les sous-indices des commandes nouvelles, des expéditions ou encore de l'emploi ont progressé en mai.
D'après le Département américain au Commerce ce mardi, les ventes de détail aux USA pour avril 2012 se sont établies en timide hausse de 0,1% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% de consensus et après +0,7% en mars (+0,8% précédemment évalué). Hors automobile, les ventes ont augmenté de 0,1% également, contre +0,2% de consensus. Hors automobile et essence, elles ont grimpé de 0,1%, contre +0,3% de consensus de place.
L'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour mai 2012 dévoilé ce mardi a atteint 29, contre 26 de consensus et 24 un mois avant (25 pour sa précédente estimation). Après un tassement en avril, l'indicateur du moral des industriels US de l'immobilier a donc repris sa pente ascendante.
D'après le gouvernement américain ce mardi, les stocks des entreprises pour mars 2012 ont augmenté de 0,3% par rapport au mois antérieur, contre +0,4% de consensus et +0,6% en février.
Facebook a confirmé ce mardi le relèvement de la fourchette de son prix d'introduction sur le Nasdaq Stock Market. Ainsi, l'"IPO" tant attendue est prévue dans une fourchette allant de 34$ à 38$ par titre, ce qui pourrait valoriser la "star" des réseaux sociaux plus de 100 milliards de dollars...
Le pricing définitif de l'introduction en bourse est attendu jeudi et les débuts boursiers sont programmés vendredi sur le Nasdaq, sous le symbole FB. Le Groupe lèverait environ 12 milliards, pour la plus importante opération de l'Internet à Wall Street. La précédente fourchette d'introduction allait de 28$ à 34$ pièce. Les récents échanges privés se sont effectués à 44$ d'après le Barron's.
Après l'IPO, Zuckerberg restera le principal actionnaire de la firme et contrôlera 57% des droits de vote. Les actionnaires existants devraient retirer 6 Mds$ de produits de l'introduction et Facebook jusqu'à 7 Mds$.
Zuckerberg à lui seul vendra 30,2 millions de titres, ce qui devrait lui permettre d'encaisser directement 1,2 Md$. James Breyer et sa firme Accel Partners pourraient empocher 1,5 Md$, alors que DST Global et ses filiales dégageraient 1 Md$ de produits bruts. Peter Thiel, associé de The Founders et co-fondateur de PayPal, récupèrerait jusqu'à 300 M$. Goldman Sachs (NYSE: GS - actualité) toucherait plus de 500 M$ en vendant des parts à l'introduction, contre 180 M$ environ pour la firme Elevation Partners du chanteur de U2, Bono. Microsoft (NasdaqGS: MSFT - actualité) vendrait pour plus de 250 M$ d'actions...
VALEURS DU JOUR
Avon Products (NYSE: AVP - actualité) (-10%). Dans les cosmétiques, Coty a renoncé à son offre à 10,7 Mds$ sur Avon (BSE: AVONCORP.BO - actualité) , a-t-il indiqué cette nuit, après avoir pris acte de la mauvaise volonté du management de sa cible à s'assoir pour discuter. "Il est temps pour Coty de passer à autre chose et de poursuivre d'autres opportunités", a écrit le président Bart Becht au conseil d'administration d'Avon, tout en regrettant "les reports incessants et le manque de volonté d'engager le dialogue". Coty avait initialement fait une offre non-sollicitée à 10 Mds$, avant de la relever à 10,7 Mds$, qui avait reçu l'appui d'un nombre non négligeable de fonds actionnaires, ce qui aurait pu permettre au prétendant de prendre le contrôle. Mais Coty n'a semble-t-il pas voulu prendre le risque d'une opération hostile.
JP Morgan Chase (+1%) continue de susciter les interrogations, après sa perte de trading sur des instruments de couverture, perte pouvant atteindre 3 Mds$. Le président Barack Obama a saisi l'occasion pour affirmer que cet événement illustrait "le besoin de réforme" à Wall Street. En effet, de telles pertes dans un établissement de moins grande taille auraient pu nécessiter l'intervention du gouvernement. Obama ajoute tout de même qu'il considère que la banque de Jamie Dimon compte parmi les mieux gérées aux USA. Le président américain a insisté par ailleurs sur son souhait d'un industrie financière à succès...
Home Depot (-2%), le leader américain de la distribution de produits de bricolage, a annoncé pour son 1er trimestre fiscal 2012 des ventes totalisant 17,81 Mds$, en augmentation de 6% en glissement annuel et de 5,8% à magasins comparables. Le bénéfice net a représenté environ 1 Md$ sur le trimestre, 68 cents par titre, contre 812 M$ un an plus tôt. Le consensus était de 65 cents de bpa pour 17,93 Mds$ de chiffre d'affaires. Le bénéfice dilué par action a grimpé de 36%. Les ventes 2012 sont désormais attendues en croissance de 4,6%, pour un bénéfice dilué par action en augmentation de 17% à 2,90$ sur l'année. La guidance de profits est donc revue en hausse.
Groupon prenait encore 4% à Wall Street, après un gain de 18% hier en clôture. Le Groupe a publié pour son 1er trimestre une perte de 11,7 M$ soit 2 cents par titre, contre 146,5 M$ de déficit un an plus tôt et 48 cents par action. Hors éléments, le bénéfice par action a représenté 2 cents, avec un profit non-GAAP de 16,3 M$. Les revenus trimestriels du leader américain des coupons de réduction en ligne ont flambé de 89% à 559 M$, contre 295 M$ un an auparavant. Le consensus était de 1 cent de bénéfice ajusté par action et 531 M$ de chiffre d'affaires. Le Groupe revendique désormais 36,9 millions de clients actifs, pour 100.000 marchands. Pour le second trimestre, les revenus sont estimés entre 550 et 590 M$, contre 559 M$ de consensus de place.
TJX (+7%), le détaillant "discount" américain, a annoncé pour son 1er trimestre fiscal un bénéfice en très vive hausse de 58% en glissement annuel à 419 M$ soit 55 cents par titre, contre 266 M$ un an plus tôt. Le consensus était quant à lui de 54 cents de bpa. La chaîne aux enseignes T.J. Maxx et Marshalls (London: MSLH.L - actualité) a dopé par ailleurs ses estimations annuelles de profits. Les revenus trimestriels ont augmenté de 11% à 5,8 Mds$, contre 5,2 Mds$ un an avant et 5,76 Mds$ de consensus. Le Groupe du Massachusetts envisage un bpa 2012 allant de 2,27$ à 2,37$ par titre, dont 47 à 50 cents pour le seul second trimestre.
Carlyle Group (stable), introduit ce mois à Wall Street, a annoncé pour le 1er trimestre fiscal un bénéfice net dégradé, en déclin de 30% à 629 M$, contre 896 M$ un an plus tôt. La firme de private equity a dégagé un bénéfice pro forma de 299 M$ sur le trimestre, 93 cents par titre, alors que les dépenses ont augmenté à 477 M$. Les revenus ont décroché de 16% à 1,1 Md$, contre 1,3 Md$. Carlyle avait levé 671 M$ lors de son introduction en bourse, sur un cours de 22 dollars.
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