LA TENDANCE
Après le très gros rebond d'hier, de plus de 4% entièrement attribuable à l'effet d'annonce de Président de la BCE, Mario Draghi, le CAC40 (Paris: ^FCHI - actualité) a encore pris 2,28% à 3.280 pts ce vendredi. En annonçant que la BCE était prête à faire "tout ce qu'il faudra pour préserver l'euro", Mario Draghi a relancé les rumeurs d'une intervention des autorités avec pour conséquence immédiate une nette détente des taux en Espagne et en Italie.
ECO ET DEVISES
François Hollande et Angela Merkel, qui se sont entretenus dans l'après-midi par téléphone, se sont dits à leur tour "prêts à tout pour sauver l'euro" dans un communiqué commun. "La France et l'Allemagne sont fondamentalement attachées à l'intégrité de la zone euro. Elles sont déterminées à tout faire pour la protéger", ont écrit les deux dirigeants, alors que les tractations se sont accélérées ces dernières heures entre les différentes capitales européennes.
"Les Etats membres, comme les institutions européennes, chacun selon ses prérogatives, doivent remplir leurs obligations à cette fin", poursuit le texte. Les deux pays "réaffirment la nécessité d'une mise en ouvre rapide des conclusions du Conseil européen des 28 et 29 juin derniers". Cette déclaration des deux dirigeants intervient dans la foulée des révélations du quotidien 'Le Monde', sur une possible intervention coordonnée de la Banque centrale européenne et des pays de la zone euro, afin de limiter l'envolée des taux d'intérêt de l'Espagne et de l'Italie.
Concrètement, le Fonds européen de stabilité financière, ou son successeur à partir de septembre, le Mécanisme européen de stabilité achèteraient dans un premier temps, de la dette émise par Madrid ou Rome, sur le marché primaire pour leur permettre de se financer à un coût raisonnable. Une fois cette action menée, la BCE relancerait alors son programme de rachat d'obligations sur le marché secondaire et les contraintes budgétaires de l'Espagne seraient allégées. Dans un second temps, le MES obtiendrait une licence bancaire pour bénéficier de la garantie de la BCE, ce qui suppose encore cependant de convaincre l'Allemagne. Hier, le président de la Banque centrale, Mario Draghi, avait affirmé que l'institution était prête "à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro", faisant souffler un vent d'optimisme sur les marchés...
Aux Etats-Unis, d'après le Département américain au Commerce ce vendredi, le PIB des États-Unis pour le second trimestre 2012 a progressé sur un rythme annualisé de 1,5%, en ligne avec le consensus de place. L'indice des prix rattaché au PIB trimestriel a lui augmenté sur un rythme de 1,6%, conformément aux attentes des économistes. Il s'agit de la première estimation du PIB américain pour le second trimestre. Au 1er trimestre calendaire, la croissance atteignait 2%, alors que l'indice des prix progressait sur un rythme de 2%. Le fléchissement des dépenses de consommation a pesé au second trimestre.
L'indice du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan et Reuters pour le mois de juillet 2012 est ressorti à 72,3, en ligne avec le consensus et proche de la lecture précédente du début du mois.
L'euro remonte ce soir à 1,2360/$ entre banques.
VALEURS EN HAUSSE
* Ingenico (Paris: FR0000125346 - actualité) flambe de 10%. Le groupe a publié pour le 1er semestre 2012 un chiffre d'affaires de 542,3 Millions d'Euros, en croissance de 23% en données publiées et de 16% en données comparable. Toutes les régions ont contribué à la croissance de l'activité. Le Groupe a continué de tirer pleinement parti de la croissance des marchés émergents. Au 1er semestre 2012, la part de chiffre d'affaires issue des activités Services, Maintenance et Transactions représente 32% du chiffre d'affaires total, dont 20% pour la contribution de l'activité Transactions, en progression de 300 points de base par rapport au premier semestre 2011 publié. Au 1er semestre 2012, le résultat d'exploitation (EBIT) est ressorti en progression de 32,5% à 66,4 ME (50,1 ME en S1 (KSE: 012750.KS - actualité) '11 en pro forma retraité). La marge d'exploitation s'établit à 12,2% du chiffre d'affaires, en progression de 120 points de base. La marge opérationnelle s'établit à 10,5% du chiffre d'affaires, en progression de 390 points de base. Le résultat net part du Groupe est en forte progression à 31,5 ME (11 ME au S1 11) en dépit d'une charge d'impôt qui progresse à 16 ME (5,1 ME au S1'11). En mars 2013, Ingenico présentera un nouveau plan stratégique à moyen terme.
* Michelin (Euronext: ML.NX - actualité) progresse de plus de 7,5%. Le pneumaticien a amélioré ses résultats au premier semestre 2012, qui s'est soldé par un chiffre d'affaires de 10,7 milliards d'euros, supérieur aux attentes du marché (10,55 milliards d'euros), et un résultat opérationnel avant éléments non-récurrents de 1,32 milliard d'euros, en hausse de 36% et meilleur que ce que prévoyaient les analystes (1,15 milliard d'euros). Il représente 12,3% des revenus, contre 9,6% un an avant. Quant au bénéfice net, il atteint 915 millions d'euros (+37,2%) et dépasse significativement le consensus (781 millions d'euros). La dette nette a reculé de 2,32 à 2,18 milliards d'euros en un an. La société affiche un cash-flow libre symbolique mais positif de 7 millions d'euros sur la période, alors qu'il était négatif de -634 millions d'euros au cours du 1er semestre 2011. L'effet prix très positif (+11,1%), issue des hausses de tarifs pratiquées en 2011 en majorité, a compensé des volumes en forte décrue (-8,3%). Michelin réitère "avec confiance" son objectif pour l'ensemble de l'année d'un résultat opérationnel avant éléments non récurrents en nette hausse. Après la baisse des marchés au 1er semestre, les volumes annuels sont désormais attendus en retrait de -3% à -5%. Cette évolution devrait être compensée, notamment, par des coûts de matières premières plus favorables et des effets parités positifs. Michelin confirme également son objectif de génération de cash flow libre positif, avant impact de la cession d'un ensemble immobilier à Paris.
* PPR (TLO: PPR.TI - actualité) grimpe de 6,6%. Le chiffre d'affaires semestriel s'inscrit en hausse de 17% à 6,4 milliards d`euros. Dans une conjoncture économique globalement dégradée, le chiffre d`affaires des activités poursuivies de PPR s`élève exactement à 6,387 MdsE au premier semestre 2012, en progression de 16,7% en réel et de 8,2% à périmètre et taux de change comparables. Au 30 juin 2012, le résultat opérationnel courant s`élève à plus de 815 millions d`euros, en hausse de 20,4% par rapport à celui du premier semestre 2011, et le bénéfice net à 477 millions d`euros, en progression de 5,9% par rapport aux six premiers mois de l`exercice 2011. Retraité des éléments non courants nets d`impôt, le résultat net part du groupe des activités poursuivies s`améliore de 25,1%. Au 30 juin 2012, le résultat net par action de PPR s`établit à 3,79 euros, soit une croissance de 6,5% par rapport au premier semestre de l`exercice précédent (3,56 euros). Hors éléments non courants, le résultat net par action des activités poursuivies s`affiche à 4,30 euros. Il s`améliore de 25,4% par rapport au premier semestre 2011, où il atteignait 3,43 euros. Le consensus fourni par un analyste de la place anticipait un résultat opérationnel courant de 770 ME pour un chiffre d'affaires de 6,265 Milliards d'euros. Le résultat net était anticipé à 490 ME.
* Renault (Other OTC: RNSDF.PK - actualité) progresse de 6,5%. Les résultats semestriels ont été bien accueillis. Renault bénéficie largement de la rentabilité de sa branche de financement automobile (395 ME) qui explique quasiment à elle seule la rentabilité opérationnelle de Renault qui n'échappe pas par ailleurs à la guerre des prix en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) qui a tant coûté à PSA. Quant au résultat net, il provient à 75% de la contribution de Nissan. Pour l'ensemble de l'exercice, Renault confirme son objectif d'un free cash flow opérationnel de l'Automobile positif, une performance dans le contexte actuel de crise du marché automobile européen. L'objectif de croissance des volumes de vente reste d'ailleurs conditionné à l'évolution du marché européen dans les prochains mois. Au premier semestre, la baisse des parts de marché du groupe en Europe (-0,8%) est attribuée pour un tiers à une stratégie volontaire de préservation des marges qui a consisté par exemple à limiter les ventes en Grande-Bretagne sur certains canaux de distribution.
* Société Générale (Paris: FR0000130809 - actualité) : +6% avec BNP (Paris: FR0000131104 - actualité) (+4%) et Crédit Agricole (Paris: FR0000045072 - actualité) . AXA (Paris: FR0000120628 - actualité) monte de 3,5%
* Lafarge (Paris: FR0000120537 - actualité) : +5,5%, alors que le cimentier a continué à améliorer ses résultats au second trimestre 2012, malgré des volumes toujours orientés à la baisse.
Le chiffre d'affaires de la période, 4,26 milliards d'euros, marque une hausse de 5% en données brutes et de 3% à changes et périmètre constants en glissement annuel. L'EBITDA s'apprécie pour sa part de 7,8% (4% en bas comparable) à 1 milliard d'euros, et dépasse le consensus Bloomberg fixé à 978 millions d'euros. Le résultat d'exploitation courant progresse de 11% en données publiées et de 7% en comparable à 755 millions d'euros. Le bénéfice net recule en revanche de -80% à 57 millions d'euros. Cependant hors frais exceptionnels, notamment de restructuration, il aurait été inchangé à 294 millions d'euros. Sur le trimestre, le groupe a affiché un cash-flow libre positif de 122 millions d'euros, quoiqu'en baisse de -14% par rapport à la même période de 2011. La dette nette à la fin du semestre a reculé de 12% sur un an, à 12,55 milliards d'euros. Lors de cette publication, Lafarge confirme sa guidance pour 2012 de croissance des volumes de ciment comprise entre 1 et 4%. Le mix évolue cependant puisqu'il attend désormais une baisse de 11 à 14% en Europe de l'Ouest (contre -6 à -9% indiqués précédemment), -2 à +1% en Europe centrale (contres +3 à +6%) mais une croissance de 4 à 7% en Amérique du Nord (contre -1 à +2% précédemment) et en Asie (contre +3 à +6%). La guidance d'inflation des prix énergétiques est également légèrement revue à la baisse (+6% vs +7% précédemment).
* EADS (Other OTC: EADSF.PK - actualité) gagne 5,5%. Les revenus semestriels sont en hausse de 14% à 24,934 milliards d'euros, annonce ce matin l'industriel, pour un EBITDA qui bondit de 47% à 1,972 milliard d'euros et un EBIT qui s'offre une hausse de 91% à 1,08 milliard d'euros. Le bénéfice net passe de 109 à 549 millions d'euros, soit 0,73 euro par action, après 0,13 euro un an avant. Ces comptes dépassent les attentes du consensus. EADS revoit à la hausse ses perspectives pour 2012 après le solide 1er semestre. Airbus (Paris: NL0000235190 - actualité) prévoit de livrer environ 580 avions commerciaux, incluant un objectif de 30 A380. Le nombre de commandes brutes devrait être supérieur aux livraisons, entre 600 et 650 appareils. Sur la base d'un taux de clôture de 1 euro pour 1,35 dollar, le chiffre d'affaires du groupe "devrait continuer à progresser de 10% environ", tandis que l'EBIT avant éléments non récurrents est prévu à 2,7 milliards d'euros. Le bénéfice par action avant éléments non récurrents devrait atteindre 1,95 euro environ, contre 1,39 euro un an avant.
* Total (Other OTC: TTFNF.PK - actualité) grimpe de 3%. Les résultats trimestriels de Total offrent encore une fois peu de surprise avec un résultat net ajusté parfaitement en ligne avec les attentes des analystes. Au cours du deuxième trimestre, le géant pétrolier a vu son résultat opérationnel ajusté des secteurs reculer de 2% à 5,793 MdsE pour un chiffre d'affaires en hausse de 9% à 49,14 MdsE. Le résultat net ajusté progresse de 2% à 2,858 MdsE, en ligne avec les 2,85 MdsE anticipés par le consensus. Le groupe a vu sa production reculer de 2% sur un an à 2,261 millions de barils équivalent pétrole par jour. Sur l'ensemble du premier semestre, la firme enregistre un résultat opérationnel ajusté des secteurs en hausse de 3% à 12,572 MdsE pour un chiffre d'affaires en hausse de 10% à 100,3 MdsE. Le résultat net ajusté progresse de 1% à 5,93 MdsE. Le groupe a vu sa production reculer de 1% sur un an à 2,317 millions de barils équivalent pétrole par jour. En termes de prévisions, la société indique poursuivre l'optimisation de son portefeuille d'actifs dans l'ensemble des secteurs et le renforcement de sa compétitivité. Par ailleurs, le début du troisième trimestre est marqué par une orientation favorable des marges de raffinage en Europe. Enfin, le groupe va proposer un acompte sur dividende de 0,59 euro par action au titre du deuxième trimestre, en hausse de 3,5% par rapport au premier trimestre.
* GDF Suez (Euronext: GSZ.NX - actualité) : +3% avec Air France (Paris: FR0000031122 - actualité) -KLM, AXA, L'Oreal
VALEURS EN BAISSE
* Saint-Gobain plonge de 10,5% après avoir fait état de résultats semestriels décevants. Le spécialiste des matériaux de construction enregistre sur les six premiers mois de l'année un résultat opérationnel en baisse de 20,8% à 1,153 Milliard d'euros pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,4% à 21,59 MdsE (-0,8% à taux de change et périmètre comparables). Le résultat net part du Groupe s'élève à 506 Millions d'euros, en recul de 34,1%. Le consensus tablait sur un bénéfice net de 700 Millions d'euros, un résultat opérationnel de 1,574 MdE pour des revenus de 21,5 MdsE. De façon générale, après un premier trimestre globalement satisfaisant et conforme au scénario économique envisagé par le Groupe Saint-Gobain en début d'année, le 2ème trimestre a subi l'impact de la dégradation de la conjoncture économique en Europe occidentale, particulièrement marquée à partir du mois de mai, et amplifiée par un nombre de jours ouvrés inférieur à l'an dernier (-1 jour, et -3 jours en France en mai) ainsi que par des conditions météorologiques très moyennes. En conséquence, et compte tenu de la dégradation de la conjoncture mondiale depuis le début de l'année, le Groupe lance un nouveau plan d'action visant à économiser 750 Millions d'euros en année pleine. La firme revoit également à la baisse ses objectifs pour l'ensemble de l'année 2012 avec une hausse mesurée de ses prix de vente, une baisse contenue de ses volumes, un résultat d'exploitation du second semestre en baisse modérée par rapport à celui du 1er semestre 2012, et le maintien d'un autofinancement libre élevé et d'une structure financière solide.
* Vallourec (Dusseldorf: 525585.DU - actualité) chute de 7,5%. Si les résultats semestriels sont en ligne avec les attentes après le récent profit-warning, le nouveau message de prudence sur la croissance des prochains mois ne passe pas...Le groupe a réalisé au deuxième trimestre un chiffre d'affaires consolidé de 1,33 milliard d'euros, en hausse séquentielle de 11% par rapport au premier trimestre 2012. Au premier semestre 2012, le chiffre d'affaires consolidé atteint 2,53 MdsE, soit une progression de 4% par rapport au premier semestre 2011. Le résultat brut d'exploitation s'est élevé à 191 ME au deuxième trimestre 2012 (14,4% du chiffre d'affaires), en hausse de 25% par rapport au premier trimestre 2012, ce qui porte le résultat brut d'exploitation du premier semestre 2012 à 343 ME (13,6% du chiffre d'affaires). Le résultat net a atteint 57 ME sur le deuxième trimestre 2012. Au premier semestre 2012, le résultat net ne dépasse pas 85 ME, en baisse de 56% par rapport au premier semestre 2011. Ces résultats sont globalement en ligne avec le consensus. Vallourec maintient son objectif d'un taux de marge brute d'exploitation proche de 15% pour l'année 2012 et prévoit la poursuite d'une bonne croissance des marchés "Pétrole et Gaz". Cependant, les autres marchés du groupe continueront d'être affectés par la faiblesse de l'environnement économique.
* Montupet (Paris: FR0000037046 - actualité) : recule de 4% suivi de Atos (Paris: FR0000051732 - actualité) et de NRJ (-2,5%)
* LVMH cède 0,4%. Le groupe de luxe a affiché au premier semestre 2012 des ventes de 13 Milliards d'Euros, en progression de 26% avec une croissance organique estimée à 12%. Le résultat opérationnel courant du premier semestre 2012 s'élève à 2,66 Milliards d'Euros, en hausse de 20% par rapport à la même période de 2011. Cette performance se compare à un premier semestre 2011 déjà en forte croissance. La marge opérationnelle courante s'établit à 21%. Le résultat net s'élève à 1,68 MdE, en hausse de 28%. Le ratio d'endettement net sur capitaux propres s'établit à 22% à fin juin 2012. "Nous abordons la deuxième partie de l'année avec confiance et comptons sur la créativité et la qualité de nos produits, ainsi que sur l'efficacité de nos équipes, pour poursuivre les gains de parts de marché dans nos pays historiques et dans les territoires émergents à fort potentiel", a commenté le PDG Bernard Arnault.
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