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    Clôture Paris : encore dans le rouge...

    COURS LIÉS

    SymboleCoursVariation
    EDF.PA17,59-0,02
    ACA.PA7,12-0,14
    GLE.PA30,64-0,25
    ^FCHI3 956,79-10,36
    ^REURUSD1 447,860,00

    LA TENDANCE

    Après deux séances consécutives de forte baisse, et une perte cumulée de près de 5%, le CAC40 (Paris: ^FCHI - actualité) a une fois encore terminé sa course en territoire négatif ce mardi (-0,87% à 3.075 pts) malgré une tentative de léger rebond en début de séance. Les nouvelles restent inquiétantes dans la zone euro, alors que certaines régions espagnoles lâchent prise et que les taux obligataires de l'Espagne et de l'Italie continuent de monter en flèche... Par ailleurs, Moody's vient une nouvelle fois de jeter de l'huile sur le feu en abaissant, de "stable" à "négative", la notation crédit de trois pays de la zone euro, cette fois-ci notés "Aaa", et non des moindres puisque l'Allemagne fait partie du lot avec le Luxembourg et les Pays-Bas ! Wall Street corrige également pour le moment, pénalisé par l'Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) et par un indice manufacturier de Richmond (NZSE: RHD.NZ - actualité) plus mauvais que prévu...

    ECO/DEVISES

    L'indice de la Federal Housing Finance Agency (FHFA) américaine relatif aux prix de l'immobilier aux États-Unis pour le mois de mai 2012 a grimpé de 0,8% en comparaison du mois antérieur, contre +0,5% de consensus et +0,7% en avril.

    L'indice d'activité manufacturière régionale de la Fed de Richmond pour le mois de juillet 2012 a plongé, négatif de 17 points contre un consensus proche quant à lui de zéro. L'indice s'est donc enfoncé très nettement en territoire récessif, traduisant une forte contraction de l'activité manufacturière dans la région. L'indice de juin était ressorti à -3 points.

    Après Valence et la région de Murcie en fin de semaine dernière, la Catalogne va à son tour demander une aide au gouvernement central espagnol, affirme l'AFP qui cite le responsable de l'économie du gouvernement catalan. Interrogé par la "BBC" sur un éventuel appel de la région aux finances du gouvernement national,Andreu Mas-Colell a ainsi indiqué : "La situation actuelle est que la Catalogne ne dispose pas d'autre banque que le gouvernement espagnol".

    L'agence Moody's a enfoncé le clou, en passant cette fois la perspective de "stable" à "négative" de la notation de plusieurs pays bénéficiant pourtant de la solidité financière optimale, "Aaa". Les Pays-Bas, le Luxembourg et même l'Allemagne font ainsi les frais de cette annonce nocturne... La Finlande échappe en revanche à la sanction, et conserve son "Aaa" assortie d'une perspective "stable". L'agence explique que la situation des quatre pays a été affectée négativement par deux événements : la hausse des incertitudes quant à l'avenir de la zone euro et la perspective de voir ces élèves "vertueux" budgétairement devoir soutenir des nations moins irréprochables de ce point de vue.

    L'Indice PMI Flash Composite Markit de l'Activité Globale dans l'Eurozone, reste inchangé en juillet (46,4), signalant ainsi que l'économie du secteur privé se contracte pour la 10ème fois au cours des 11 derniers mois, à un rythme identique à celui de juin.

    Sur le marché des changes, l'Euro baisse sur 1,2065$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 88,6$ et le Brent vaut 103,5$.

    VALEURS EN HAUSSE

    * TF1 (Xetra: 873608 - actualité) remonte de 3,7%, aidé par une note de broker. Barclays (London: BARC.L - actualité) a relevé de "pondération en ligne" à "surpondérer" son opinion sur le dossier, valorisé 9 euros contre 8 précédemment.

    * Capgemini remonte de 2,4% après avoir enregistré deux séances consécutives de recul.

    * EADS (Other OTC: EADSF.PK - actualité) grimpe de 1,8% après une baisse de 2,7% hier.

    * Unibail-Rodamco progresse de 1,5%. Le résultat net récurrent par action au 1er semestre 2012 s'élève à 4,94 euros, en hausse de +4,2% par rapport au 1er semestre 2011. La moyenne des attentes de la place était fixée à 4,67 euros pour le bénéfice. L'actif net réévalué EPRA triple net est stable à 130,70 Euros, malgré les impacts négatifs des 8 euros de distribution versés en mai et de la mise à juste valeur de la dette et des instruments financiers. Il dépasse légèrement les attentes du consensus. Pour 2012, le groupe reste confiant quant à la croissance future de ses loyers. L'impact de la crise de la zone Euro sur la consommation et sur la situation des enseignes ne peut être ignoré. Malgré ce contexte, le Groupe est confiant sur sa capacité à atteindre son objectif de croissance de 4% du résultat net récurrent par action en 2012.

    * Publicis (Paris: FR0000130577 - actualité) gagne 0,4% grâce au relèvement de la recommandation de Barclays de "pondération en ligne" à "surpondérer", assortie d'un objectif relevé de 42 à 46 euros.

    VALEURS EN BAISSE

    * Peugeot (Hambourg: PEU.HM - actualité) reperd 4% avant la présentation demain des résultats semestriels et du plan d'aide au secteur automobile français. Concernant le plan de restructuration de PSA, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a souligné hier à l'issue de sa rencontre avec le Président du constructeur, Philippe Varin, l'attente d'engagements forts et l'attachement du gouvernement à la limitation de l'impact sur l'emploi, à l'accompagnement de chaque salarié jusqu'à l'obtention d'un emploi, au maintien d'une activité industrielle sur le site d'Aulnay-sous-bois, à la mise en place par PSA Peugeot Citroën d'un plan de revitalisation sur le bassin d'emploi rennais et à l'accompagnement des sous-traitants et prestataires de ces deux sites.

    * STMicroelectronics (EUREX: SGMF.EX - actualité) perd 3,7%. Le second trimestre du groupe s'est soldé par un chiffre d'affaires de 2,15 milliards de dollars, supérieur de 6,5% à celui du premier mais inférieur de 16,3% à celui du second trimestre 2011. Les analystes visaient le point médian de la fourchette de prévisions fournie par le groupe, soit 2,16 milliards de dollars. La marge brute s'est pour sa part établie à 34,3%, en vive hausse par rapport au premier trimestre (29,6%) mais en baisse en glissement annuel (38,1%). La société a affiché une perte d'exploitation de -207 millions de dollars, et une perte nette de -75 millions de dollars, soit -0,08 dollar par action. En données ajustées, la perte ressort à -0,05 dollar, alors que le consensus visait -0,03 dollar. La société a affiché un cash-flow négatif de 129 millions de dollars sur le trimestre "essentiellement dû aux résultats de ST-Ericsson (Stockholm: ERIC-B.ST - actualité) ". Elle reste en situation de trésorerie nette à hauteur de 1,15 milliard de dollars. "L'environnement économique mondial s'est affaibli", a souligné le président Carlo Bozotti, qui signale que le rythme des commandes a diminué en juin et reste "quelque peu irrégulier". "Nous continuons cependant de penser que le chiffre d'affaires et la marge brute du troisième trimestre devraient s'améliorer par rapport au deuxième trimestre grâce à la dynamique des nouveaux produits, en particulier dans les MEMS, les microcontrôleurs, les MOSFET de puissance et les IGBT", selon le dirigeant, qui annonce en parallèle un plan de réduction de 25% du plan de dépenses d'investissement du groupe, pour le ramener dans une fourchette comprise entre 500 et 600 millions de dollars pour l'exercice en cours. Le troisième trimestre, en cours, devrait se solder par une croissance une évolution de -0,5 à +5,5% des revenus (point médian à +2,5%) par rapport aux 2,15 milliards d'euros réalisés au second trimestre, pour une marge brute de 33,8 à 36,8% (point médian à 35,3%).

    * EDF (Paris: FR0010242511 - actualité) reperd plus de 3,5%. GDF Suez (Euronext: GSZ.NX - actualité) cède aussi 2,1%.

    * Déjà en forte baisse hier, les banques restent en territoire négatif ce mardi, BNP Paribas (Other OTC: BNPQF.PK - actualité) reculant de 1,8% avec Crédit Agricole (Paris: FR0000045072 - actualité) (-3,2%) et Société Générale (Paris: FR0000130809 - actualité) (-1,5%).

    * Vivendi (Euronext: VIV.NX - actualité) cède 1,4%. Cheuvreux a abaissé de 18 à 17 euros son objectif de cours après quelques ajustements. Les décisions de l'Autorité de la concurrence ne pèsent en revanche pas sur la valorisation, selon l'analyste, qui reste à "surperformance" sur le titre. Comme prévu, l'Autorité de la Concurrence a rendu hier deux décisions concernant Canal Plus (Paris: FR0000125460 - actualité) . Dans la première, elle autorise à nouveau le rapprochement entre Canalsat et TPS, mais soumet son feu vert au respect de plusieurs injonctions. Par la seconde, elle permet à la filiale de Vivendi de racheter Direct 8 et Direct Star, sous certaines conditions.

    * Axa (Paris: FR0000120628 - actualité) chute de 3,1% après avoir déjà cédé 5,4% hier et 4,3% vendredi...

    * Technip (Dusseldorf: 289911.DU - actualité) (-0,6%) est attendu jeudi matin avant l'ouverture du marché parisien avec ses comptes du second trimestre 2012. Le consensus de chiffre d'affaires s'établit à 1,96 milliard d'euros (fourchette 1,88 à 2,09 milliards d'euros), tandis que la moyenne des attentes de résultat opérationnel atteint 190,5 millions d'euros (fourchette de 174 à 203 millions d'euros), et celle de bénéfice net ajusté 132 millions d'euros. Les analystes scruteront les prises de commandes, alors que la société semble avoir encore fait une belle moisson sur le second trimestre.

    * Faurecia (Other OTC: FURCF.PK - actualité) recule de 0,3% après sa publication semestrielle accompagnée d'un ajustement à la baisse de l'objectif annuel de résultats. Faurecia souligne compenser en partie ces difficultés européennes par son exposition favorable aux constructeurs allemands. Le chiffre d'affaires 2012 sera plus robuste que prévu, entre 17 et 17,4 milliards d'euros, contre 16,3 à 16,7 milliards précédemment projetés. En revanche, la rentabilité sera moindre, avec un résultat opérationnel de 560 à 610 millions d'euros, contre 610 à 670 millions d'euros espérés, ce qui entraînera les marges à la baisse, d'autant plus en considérant un objectif de revenus plus important. Enfin, le groupe ne prévoit plus qu'un cash-flow "équilibré" au second semestre et non plus sur l'année, ce qui signifie qu'avec la perte accumulée au 1er semestre, le cash-flow net annuel sera négatif. Cette génération de cash-flow net négative est à mettre en parallèle d'une forte augmentation des investissements pour servir un carnet de commandes en hausse.

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