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    La Bourse de Paris a terminé en léger recul lundi (-0,15%), à l'issue d'une séance sans actualité, au cours de laquelle le marché a repris son souffle après une semaine riche en événements.

    A la clôture, l'indice CAC a lâché à peine 6 points pour s'inscrire à 3.907,89 points, se maintenant tout juste au-dessus du seuil symbolique des 3.900 points.

    Les volumes d'échanges ont été particulièrement faibles (1,3 milliard d'euros), équivalents à ceux d'un mois d'août.

    A Francfort le Dax s'est replié de 0,13%. La Bourse de Londres était fermée pour jour férié et l'Eurostoxx 50 a fléchi de 0,48%.

    Les quelques investisseurs présents sur le marché parisien "se sont contentés de procéder à des ajustements techniques dans un marché sans actualité significative et qui devrait fonctionner au ralenti sur l'ensemble de la semaine en raison de nombreux jours fériés", a souligné Yves Marçais, vendeur d'actions de Global Equities.

    "En manque de nouvelles aujourd'hui, le marché reprend doucement ses esprits après la belle montée de la semaine dernière", poursuit Andréa Tuéni, analyste de Saxo Banque.

    De fait, la semaine dernière a été chargée en actualité avec notamment la baisse des taux de la BCE et un chiffre sur l'emploi américain meilleur que prévu.

    Le marché pourrait en profiter pour consolider légèrement cette semaine, mais sur le fond, le contexte général reste positif, indique-t-on dans les salles de marché.

    De nombreux éléments plaident en faveur de la poursuite du mouvement haussier et parmi les raisons figure le débat en cours sur les politiques d'austérité en Europe.

    Le marché action ne peut que se réjouir de ce débat sur l'austérité, car ces politiques de restrictions budgétaires sont un obstacle à la croissance, fait remarquer M. Marçais. Même constatation pour les analystes de JP Morgan, qui soulignent que "les marchés sont susceptibles d'accueillir favorablement tous les efforts réalisés pour dynamiser la croissance, y compris l'abandon de l'austérité".

    Les valeurs dans lesquelles l'Etat a une participation ont été observées après l'annonce du gouvernement qui a indiqué envisager de réduire la participation de l'Etat dans le capital "d'un certain nombre d'entreprises publiques".

    Les premières visées, selon les analystes, pourraient être GDF Suez qui a perdu 1,46% à 16,48 euros, EDF (-0,39% à 17,66 euros). Thales une autre cible potentielle a cédé 0,35% à 32,93 euros, tout comme France Télécom (-0,74% à 8,18 euros). ADP est resté stable à 67,65 euros.

    Air France également sur la liste a figuré parmi les plus fortes baisses de la cote (-4,27% à 7,31 euros). Le titre est également pénalisé par les doutes du marché sur son redressement, dans un contexte économique toujours aussi morose.

    Les valeurs cycliques étaient à la peine dans un environnement qui s'interroge sur la situation économique mondiale. Lafarge a cédé 1,72% à 48,88 euros, tout comme les titres liés au luxe à l'instar de LVMH (-0,875% à 134,05 euros), Hermès (-0,84% à 262,1 euros).

    Les bancaires ont évolué en ordre dispersé: Crédit Agricole a pris 0,61% à 7,20 euros et la Société Générale a fait du surplace (-0,09% à 28,52 euros). Ces deux banques doivent annoncer leurs résultats trimestriels mardi matin.

    BNP Paribas a terminé stable à 43,89 euros.

    Danone a perdu finalement du terrain (-0,12% à 57,47 euros). Le groupe a annoncé avoir pris une participation de 50,1% dans l'entreprise turque Sirma Water Brand, sans en dévoiler de montant.

    Bic s'est bien comporté (+4,90% à 85,49 euros) après que les autorités indiennes ont donné leur feu vert à la finalisation de son accord avec le groupe indien Cello.