La Bourse de Paris a terminé en baisse vendredi (-0,79%), réussissant à limiter la casse après la publication des chiffres de la croissance américaine, moins bons que prévu, et d'une série de résultats d'entreprise, souvent mitigés.
L'indice CAC 40 a perdu 30,42 points à 3.810,05 points, dans un volume d'échanges faible de 2,7 milliards d'euros. La veille, il avait fléchi de 0,06%, après cinq séances de hausse consécutives.
Parmi les autres marchés européens, Francfort a perdu 0,23% et Londres 0,25%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a reculé de 0,77%.
Le marché parisien a navigué dans le rouge tout au long de la journée. De son côté, Wall Street a débuté la séance en légère baisse, à la suite de l'annonce d'une croissance moins forte qu'attendu de l'économie américaine au premier trimestre, tempérée par une révision en hausse du moral des ménages en avril.
"Tout était réuni pour que le marché baisse beaucoup plus", indique Guillaume Garabédian, gérant de Meeschaert Gestion Privée.
Mais "le marché ne panique pas, après sa hausse des derniers jours", poursuit-il.
Les chiffres peu convaincants de la croissance américaine (+2,5% en rythme annualisé) confortent les investisseurs dans l'idée que la Banque fédérale américaine (Fed) maintiendra encore, pour un temps au moins, sa politique ultra-accommodante. Le comité de politique monétaire de la Fed se réunit mardi et mercredi prochains, avant la publication vendredi du rapport mensuel sur l'emploi, l'indicateur le plus suivi par le marché.
Cette faiblesse de la croissance complète une série d'indicateurs américains déjà décevants. Dans ce contexte, il semble peu probable que la Fed décide prochainement de réduire ses achats d'actifs, indique Rob Carnell, économiste du bancassureur ING.
Les investisseurs sont aussi persuadés que la Banque centrale européenne (BCE) va intervenir, au plus tôt lors de sa prochaine réunion le 2 mai, notamment en baissant son taux directeur.
Côté entreprises, le marché a bien résisté, malgré des publications trimestrielles "en dent de scie", estime M. Guarabédian.
Deux valeurs ont notamment tiré la cote parisienne vers le bas: PPR (-6,72% à 166,50 euros) et Total (-1,44% à 37,55 euros).
PPR a signé la plus forte baisse du CAC 40 après avoir dégagé des ventes plus faibles que prévu au premier trimestre. Total a quant à lui annoncé une chute de ses bénéfices, malgré une amélioration dans le raffinage.
Vinci s'est inscrit en forte hausse (+3,39% à 36,70 euros) après avoir confirmé ses objectifs pour l'ensemble de l'année.
Les valeurs bancaires ont terminé la séance sur une note mitigée, Crédit Agricole s'octroyant 0,38% à 6,90 euros, contrairement à Société Générale (-0,89% à 26,72 euros) et BNP Paribas (-0,59% à 41,58 euros) qui ont fini dans le rouge.
Areva a perdu 3,06% à 11,72 euros, après un bon début de séance. Le groupe a également confirmé ses objectifs financiers pour 2013.
Alcatel-Lucent a lâché -2,76% à 1,06 euros après avoir subi une perte nette de 353 millions d'euros au premier trimestre contre un bénéfice un an plus tôt.
Danone a cédé 1,32% à 57,62 euros. Le français et le spécialiste japonais de produits lactés Yakult ont annoncé la fin de leur alliance stratégique internationale, remplacée par un simple accord de partenariat.
EADS a perdu 1,60% à 40 euros, alors que l'Etat français a cédé 2,1% supplémentaires de son capital.
Artprice a gagné 1,86% à 24,61 euros après avoir annoncé un partenariat avec une société américaine.
Compagnie des Alpes (-1,44% à 15,06 euros) a vu son chiffre d'affaires grimper de 3,5% au premier semestre de son exercice décalé, grâce à un bon deuxième trimestre qui a compensé le recul du premier.
Euler Hermes a terminé la séance en hausse de 3,99% à 71,44 euros, après un bénéfice net en hausse de 27,5% au premier trimestre.

