La Bourse de Paris passe dans le vert mardi après-midi (+0,22%), aidée par l'ouverture en hausse de Wall Street, dans un marché prudent faute d'indicateurs et à la veille de la publication des minutes de la banque centrale américaine et d'un discours de son président Ben Bernanke.
A 16H02 (14H02 GMT), l'indice CAC 40 perdait 8,66 points à 4.031,51 points, dans un volume d'échanges de 1,569 milliard d'euros.
Après avoir terminé la veille à son plus haut niveau en clôture depuis le 19 mai 2011, le marché parisien était hésitant depuis l'ouverture. Il est toutefois repassé dans le vert dans l'après-midi, notamment grâce à une ouverture en hausse de Wall Street.
"Les Bourses européennes naviguent entre de faibles hausses ou pertes dans une séance qui manque de chiffres économiques pour donner une direction claire", résume Ishaq Siddiqi, analyste chez EXT Capital.
Aucun indicateur macroéconomique de nature à avoir un impact sur le marché n'était au programme, tant aux Etats-Unis qu'en zone euro.
Les investisseurs ont peu réagi à un emprunt de l'Espagne qui a levé 3,511 milliards d'euros à court terme à des taux en légère hausse.
La prudence des marchés était alimentée par les rendez-vous qui les attendent mercredi avec les minutes de la dernière réunion de la banque centrale américaine et un discours de son président Ben Bernanke.
"Les marchés actions ont fortement monté, aidés par les apports de liquidités de la Fed (...). La question clef est de savoir si, aux yeux des membres du (Comité de politique monétaire de la Fed) FOMC, le marché actions n'a pas surréagi", soulignent les économistes chez le courtier Aurel BGC.
Pour eux, "les minutes pourraient renforcer l'idée d'une réduction prochaine de la taille du "QE" (programme de rachat d'actifs, ndlr) malgré les indicateurs économiques plus mitigés ces dernières semaines".
Parmi les valeurs, Safran (+1,54% à 40,96 euros) profitait d'un relèvement de recommandation par JPMorgan Cazenove.
De même, Valeo grimpait (+2,78% à 51,76 euros), après une note favorable de la banque suisse UBS.
Les valeurs bancaires évoluaient en ordre dispersé. BNP Paribas prenait 0,65% à 45,50 euros mais Crédit Agricole perdait 1,59% à 7,37 euros et Société Générale 0,20% à 32,09 euros.
Natixis lâchait 1,40% à 3,60 euros. L'Autorité des marchés financiers (AMF) enquête sur les conditions dans laquelle la banque a annoncé à la mi-février la cession de ses parts dans ses maisons-mères, les Caisses d'Epargnes et les Banques Populaires, affirme le quotidien économique Les Echos.
Le marché parisien était soutenu par Sanofi (+0,70% à 84,90 euros), L'Oréal (+0,78% à 136,40 euros), Saint Gobain (+1,37% à 33,23 euros) ou encore Total (+0,27% à 39,44 euros).
LVMH (+0,49% à 143,00 euros) et PPR (+0,11% à 175,90 euros) réagissaient peu à la légère baisse du bénéfice net annuel du groupe de luxe britannique Burberry.
Enfin, Ingenico lâchait 0,24% à 54,56 euros. La société a annoncé avoir obtenu un contrat portant sur la livraison de 3.500 terminaux permettant la mise à jour sécurisée des cartes d'assurance santé en Allemagne, c'est-à-dire de l'équivalent de la Carte Vitale outre-Rhin.

