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    La Bourse de Paris finit en léger repli au lendemain d'un accès de faiblesse

    La Bourse de Paris a terminé en légère baisse vendredi (-0,26%), dans un marché qui a temporisé après son accès de faiblesse de la veille sur fond de craintes concernant la croissance chinoise et la politique monétaire américaine.

    L'indice CAC 40 a perdu 10,36 points à 3.956,79 points, dans un volume d'échanges faible de 2,491 milliards d'euros. La veille, il avait lâché 2,07%.

    Parmi les autres marchés européens, Francfort a lâché 0,56% et Londres 0,63%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a perdu 0,45%.

    Le marché parisien a débuté la séance en hausse avant de faiblir au fil de la journée et de perdre du terrain dans le sillage de l'ouverture de Wall Street, réagissant peu aux indicateurs économiques du jour.

    "Il est logique que le marché marque une pause après le coup de semonce hier (mercredi). Le repli est justifié au regard des doutes liés aux nouvelles sur les Etats-Unis et la Chine", souligne Guillaume Garabédian, gérant chez Meeschaert Gestion Privée.

    "Les deux principaux moteurs de la croissance mondiale que sont la Chine et les Etats-Unis ont montré des signes d'essoufflement", explique-t-il, ajoutant que les investisseurs s'interrogent dans le même temps sur l'avenir de la politique monétaire ultra-accommodante de la banque centrale américaine (Fed).

    Les investisseurs ont ignoré des nouvelles pourtant rassurantes en Europe avec un redressement de la confiance des entrepreneurs allemands en mai et du moral des industriels français sur le même mois.

    De même, le rebond plus marqué que prévu des commandes de biens durables aux Etats-Unis en avril a eu peu d'impact sur le marché.

    "C'est l'attentisme qui domine parmi les investisseurs d'autant que le marché est peu actif à la veille d'un week-end de trois jours aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, où les places financières seront fermées lundi", indique pour sa part Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.

    Pour M. Garabédian, "le marché peut rester fébrile pendant plusieurs semaines, en tout cas jusqu'à ce qu'on ait soit du mieux sur le front macroéconomique soit des éléments rassurants sur le soutien des banques centrales".

    Parmi les valeurs, les banques ont été encore sous pression à l'image de BNP Paribas (-1,25% à 44,22 euros), Crédit Agricole (-1,89% à 7,12 euros) et Société Générale (-0,81% à 30,64 euros).

    Renault (-0,69% à 59,25 euros), L'Oréal (-0,60% à 132,95 euros), Schneider Electric (-0,46% à 60,58 euros) et Essilor (-2,42% à 87,27 euros) ont également tiré le marché parisien vers le bas.

    Unibail-Rodamco a lâché 0,86% à 196,00 euros, pénalisée par un abaissement de recommandation à "neutre", contre "acheter" auparavant, par UBS.

    Eutelsat a fortement reculé (-3,27% à 23,65 euros). Exane-BNP Paribas a revu son opinion à la baisse sur la valeur, à "neutre", contre "surperformer".

    Gemalto (-1,17% à 65,00 euros) a subi des prises de bénéfices après avoir été une des rares valeurs de la cote à résister la veille.

    En revanche, Soitec s'est repris (+1,04% à 2,92 euros) après avoir chuté jeudi dans la foulée de ses résultats.

    EADS a gagné 1,20% à 42,53 euros. La compagnie Air China a annoncé vendredi avoir passé commande de 100 moyen-courriers Airbus A320, au prix catalogue de 6,8 milliards d'euros.

    Sanofi (-0,35% à 84,51 euros) s'est peu démarqué du marché malgré un relèvement de l'objectif de cours par UBS.

    Maurel et Prom (+1,70% à 13,17 euros) a bénéficié d'une note favorable des analystes de Société Générale.

    Air Liquide a gagné 0,84% à 96,95 euros après avoir signé "un contrat majeur" à long terme avec le groupe chinois Fujian Shenyuan pour la fourniture de gaz industriels.

    Enfin, Europacorp a dégringolé (-6,70% à 3,34 euros), malgré une activité soutenue au cours de son exercice achevé fin mars liée au boom de sa production de séries télé.