[ACTUALISE] - L’assemblée générale de la compagnie aérienne française doit se dérouler ce jeudi 31 mai.
Or, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici et son homologue chargé du Redressement productif, Arnaud Montebourg ont annoncé le 29 mai que le gouvernement refusera de valiser la prime de non concurrence estimée à 400 000 euros versée à l’ancien directeur général d’Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon.
Dans la matinée du 30 mai, le ministre du Redressement productif a même précisé que l'Etat allait voter contre l'indemnité et non pas seulement s'abstenir. "Nous voterons contre la prime qui a été accordée à l'ancien dirigeant d'Air France et qui a mis la société dans cette grave difficulté, cela s'appelle la décence salariale", a déclaré Arnaud Montebourg à l'issue du Conseil des ministres.
Ces indemnités avaient pourtant été validées par le précédent gouvernement. Mais selon les deux ministres, "elles ne s’inscrivent pas dans le sens des règles de modération salariale et de décence annoncées par le président Hollande".
"Le représentant de l'Etat aura pour instruction de s'abstenir de valider l'indemnité de 400 000 euros versée au précédent directeur général d'Air France-KLM, lors de l'assemblée générale de la société, le 31 mai 2012 au moment où l'entreprise connait une situation difficile, indiquent-ils. L'Etat attend un comportement exemplaire en matière de rémunérations des dirigeants. Le gouvernement définira très prochainement de nouvelles règles sur la rémunération des dirigeants d'entreprise, conformément aux engagements du Président de la République".
Cette prime fait l’objet de vives polémiques au sein même du groupe, car le syndicat Unsa-aérien l’a vivement contestée la semaine dernière. En effet, la compagnie a annoncé la semaine dernière s’être engagée dans une

