Dans une enquête publiée par le New York Times lundi 30 avril, la firme à la pomme a élaboré diverses stratégies pour payer moins d’impôt.
Quelques jours après avoir annoncé le doublement de son bénéfice net trimestriel, voilà de quoi écorner l’image de la firme américaine. Selon d’anciens responsables du groupe, Apple aurait notamment créé une filiale pour investir des dizaines de milliards de dollars de liquidités. Son bureau est installé à Reno, dans le Nevada, alors que son siège est situé à 300 kilomètres, à Cupertino en Californie. Quel intérêt ? Le taux d'imposition est de 8,84% en Californie alors qu’il est de zéro dans le Nevada.
D’autres filiales auraient ainsi été installées en Irlande, aux Pays-Bas, au Luxembourg ou encore dans les Îles Vierges britanniques. Leur point commun, le taux de taxation y est très faible. Ces filiales "n'équivalent parfois guère plus qu'à une boîte aux lettres où un bureau anonyme" et permettent au groupe de "baisser les impôts qu'il paie partout dans le monde".
La technique est bien connue, et Apple est loin d’être une exception. En 2009 déjà, l’existence d’un immeuble surpeuplé dans les Îles Caïmans était révélée. Avec seulement 5 étages, le lieu abritait pourtant 18 857 sociétés qui acquittaient un taux d’imposition moyen annuel de leurs bénéfices de 5% contre environ 35% partout ailleurs.
Le New York Times souligne d’ailleurs : "ces deux dernières années, les 71 entreprises technologiques appartenant à l'indice boursier Standard & Poor's, y compris Apple, Google, Yahoo et Dell, ont publié des taux d'imposition à un taux environ un tiers inférieur aux autres entreprises du même indice".
Comme "toutes les entreprises du monde", Apple essaie de minimiser ses impôts. Mais dans le cas d'Apple, "ces économies sont particulièrement importantes au vu de la taille de ses

