(AOF) - Les bourses européennes sont toujours orientées à la hausse soutenues par des rachats à bons compte. Par ailleurs, la confiance des ménages a poursuivi son redressement en France au mois de mai. Néanmoins les divergences des dirigeants européens sur le sujet des Eurobonds continuent de s'étaler au grand jour. Malgré les mauvaises statistiques économiques en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) et les inquiétudes à propos de la Grèce, Paris s'apprête à finir la semaine en hausse. A la mi-séance, l'indice de la place parisienne gagnait 0,4% à 3 051,66 points tandis que l'Eurotop 100, avançait de 0,22% à 2 034,5 points.
En Espagne, après Standard & Poor's hier, c'est au tour de Moody's de blƒmer Telefonica (Other OTC: TEFOF.PK - actualité) . En effet, l'agence de notation Moody's a placé sous revue la note de crédit de l'opérateur téléphonique espagnol, "Baa1" en vue d'une éventuelle dégradation ainsi que la note de crédit court terme ® P-2 ¯. L'agence s'est justifiée par ses préoccupations grandissantes au sujet des revenus de la société, des marges, des flux de trésorerie opérationnels et de la vitesse de désendettement dans un environnement de plus en plus difficile en Espagne, et un ralentissement possible de certaines opérations internationales.
En France, Air France (Paris: FR0000031122 - actualité) -KLM gagne 1,50% à 3,452 euros au lendemain d'un nouveau point d'étape du plan Transform 2015, le plan stratégique d'Air France. L'objectif de la compagnie aérienne est de maintenir les grandes lignes de son périmètre d'activité, ce qui passe, compte tenu de sa situation financière, par une amélioration de 20% de la productivité et de l'efficacité économique. Air France a reconnu être confronté à un ® sureffectif ¯, sans toutefois donner de chiffres.
Derichebourg (Euronext: DBG.NX - actualité) affiche un repli de 2,72% à 2,041 euros après la publication de résultats semestriels affectés par des éléments non récurrents. Les résultats du semestre ont, en effet, été impactés par des litiges fiscaux et sociaux : d'une part, l'issue du litige entre la filiale italienne CRS et l'administration fiscale italienne (- 3,1 millions d'euros) ; d'autre part, celui d'une décision de justice défavorable relatif à un refus de conventionnement d'allègement de charges (Aubry 1) de 3,1 millions d'euros.
Les chiffres macroéconomiques
En mai 2012, la confiance des ménages a poursuivi son redressement : l'indicateur qui la synthétise a gagné 1 point par rapport à avril à 90, soit une hausse cumulée de 9 points depuis novembre. Le consensus Reuters s'élevait à 89. Retrouvant son niveau de fin 2010, il reste encore inférieur à sa moyenne de longue période.
A 12h30 l'euro s'échange autour de 1,2587 dollars.
AOF - EN SAVOIR PLUS
Les points faibles de la valeur
- Le titre demeure très cyclique en dépit d'une diversification de l'activité du groupe. La branche Environnement (Euronext: ALTEV.NX - actualité) est la plus cyclique des 3 activités du groupe ;
- Le positionnement sur les services aéroportuaires (20,5% du CA) et les multiservices (18,5% du CA) est relativement récent (2005/06). Les parts de marché sont donc encore faibles d'autant que le secteur est atomisé ;
- Bien qu'en cours de réduction, l'endettement du groupe incite encore un grand nombre d'investisseurs à la prudence sur le dossier.
Comment suivre la valeur
- Derichebourg est une valeur cyclique, mais également dite ® value ¯ du fait de la restructuration en cours dans les services aéroportuaires mais également dans le recyclage ;
- Le prix de la ferraille est une donnée à suivre pour l'activité recyclage. L'évolution des prix a un impact fort sur le cours de Bourse ;
- L'activité de Derichebourg dépend de la conjoncture économique mais également de l'évolution réglementaire dans le secteur de l'environnement ;
- Les services aéroportuaires sont liés au cycle dans le secteur aérien. Les résultats de cette activité sont également dépendants de l'évolution du dollar et de la livre sterling ;
- Selon les analystes, l'activité Environnement pourrait avoir un intérêt stratégique pour Suez Environnement ou pour un groupe étranger voulant s'implanter en France.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Services aux entreprises
Le transport routier de marchandises (TRM) français souffre au sein d'une Europe élargie. Les perspectives sont incertaines pour 2012. Le Conseil des métiers terrestres de transports et logistique de France (TLF) considère que 65% des transporteurs s'attendent pour les six prochains mois à une stagnation ou un recul des volumes transportés. L'Observatoire du véhicule industriel (OVI) a évalué que, depuis la fin des années 1990, le pavillon français de TRM a été divisé par deux. La compétitivité des transporteurs français est pénalisée par des charges salariales lourdes par rapport à celles de leurs concurrents d'Europe de l'Est. Au déséquilibre concurrentiel s'ajoute la crise. Les performances des acteurs français se sont significativement détériorées sur les quinze dernières années. 40% d'entre eux affichent des déficits d'exploitation. Cela ne devrait pas s'arranger car, en 2013, la taxe kilométrique poids lourds, liée à l'application de la directive européenne, va encore alourdir de 5% à 8% les charges en France.
La Suisse est sur le point de trouver un accord avec les Etats-Unis qui devrait mettre un terme à des années de …

