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    Affaire Tapie : Christine Lagarde face à la justice, Bercy prêt à tout reprendre à zéro

    Christine Lagarde doit s'expliquer jeudi devant la Cour de justice de la République sur la décision de l'Etat de recourir à un tribunal arbitral pour solder le litige avec Bernard Tapie après la vente d'Adidas. La patronne du FMI, qui se dit sereine et déterminée, est menacée d'une mise en examen. Si elle devait l'être, la question de sa légitimité à la tête du FMI se posera. D'autant que Bercy envisagerait de déposer un recours en nullité de la procédure selon le quotidien Le Monde

    Christine Lagarde sera sommée de s'expliquer face à la Cour de justice de la République jeudi. Si l'actuelle patronne du Fonds monétaire international ne convainc pas les juges, elle risque la mise en examen.

    Justifier le recours au tribunal arbitral

    Rattrappée par l'affaire Tapie, qui oppose Bernard Tapie à l'Etat dans la vente d'Adidas, Christine Lagarde devra justifier sa décision de confier le litige à un tribunal arbitral. A l'époque, elle était ministre de l'Economie dans le gouvernement de François Fillon. Justifiant par écrit l'arbitrage en 2007, elle avait notamment réclamé aux hauts fonctionnaires en charge du dossier de ne former aucun recours contre la décision qui en serait issue. Ledit tribunal avait octroyé à Bernard Tapie une somme de 285 millions d'euros plus 115 millions d'euros d'intérêts. Soit 400 millions d'euros au total.

    L'arbitrage permettait de clore l'ensemble des neuf procédures en cours, les deux parties stipulant, dans le compromis, qu'elles acceptaient de se désister et renonçaient à toute instance ou action, avait justifié la ministre devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale en septembre 2008.

    Seule contre tous

    Ce choix avait été largement contesté et, au printemps 2011, le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, n'avait pas épargné Christine Lagarde lors de la saisie de la CJR.Il lui reprochait d'avoir recouru à un arbitrage privé alors

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