Avantage ou inconvénient, l'avion de combat de Dassault est presqu'à 100 % made in France. Et fait travailler près de 500 PME dans de nombreuses régions.
On connaît le modèle Meccano d'assemblage des Airbus, celui du Rafale n'en est pas si éloigné. À cette différence près que l'avion de chasse est presque totalement fabriqué en France. « Excepté quelques composants électroniques non sensibles achetés aux États-Unis pour des raisons de coût, l'ensemble du Rafale est produit en France », souligne Stéphane Fort, le porte-parole du groupe. Ainsi, les ailes en fibre de carbone sont fabriquées à Martignas-sur-Jalle (Gironde), le fuselage central en région parisienne à Argenteuil, les commandes de vol à Argonay (Haute-Savoie), l'avionique dans l'usine de Thales du Haillan (Gironde)... Toutes les pièces convergent ensuite à Mérignac, le site d'assemblage final.
Ce schéma industriel franco-français est spécifique au Rafale. Dassault Aviation sous-traite globalement plus de 20 % de son activité auprès d'équipementiers étrangers, en raison de son activité principale liée à la production d'avions d'affaires. Selon l'avionneur, pour une cadence de production de 11 appareils par an, le programme Rafale emploie au total 7 000 salariés directs et indirects. Un volume d'emplois a priori sécurisé au moins jusqu'en 2020, année où l'avionneur aura livré le dernier des 180 Rafale commandés par la France.
Deux grands partenaires et 500 sous-traitants
Un cycle de vingt-quatre mois est nécessaire pour fabriquer un Rafale. Il se décompose en trois parties équilibrées : un tiers pour la fabrication des pièces primaires, un deuxième pour l'assemblage des sous-ensembles et le dernier pour l'assemblage final. Mais en deçà de la cadence de 11 unités par an, certains sous-traitants seraient en sous-charge et menacés. Dassault Aviation s'interdit alors de peser plus de 40


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